Publié le Catégories Prévention des risquesMots-clés , , ,

Les 9 principes généraux de prévention

Les 9 principes généraux de prévention

Les 9 principes généraux de prévention permettent à toute entreprise de réduire les risques auxquels peuvent être exposés les salarié. Cette démarche s’inscrit dans l’application du code du travail en référence à l’article L4121-2 . Ils sont le fil conducteur de toutes démarches de prévention des risques professionnels.


1 – Éviter les risques

Le risque c’est l’exposition à un danger. Pour faire de la prévention intelligente , il faut supprimer ou l’exposition, ou le danger.

2 – Évaluer les risques

Quand les risques ne peuvent pas être évités, il faut les évaluer. Il faut réaliser un inventaire selon leurs niveaux d’importance. En fonction que l’on soit initié ou pas, l’on pourra s’appuyer sur l’utilisation d’un code couleur, associé à une sémantique correspondante. Ou alors à un système de cotation basé sur la fréquence, la gravité, la maitrise et l’exposition.

3 – Combattre les risques à la source

Il faut raisonner au départ en pensant à la source, c’est à dire aux mesures de prévention qu’il sera possible de mettre en place pour éviter d’exposer les salariés aux dangers d’une nouvelle façon de travailler lié à l’arrivée d’un nouvel équipement.

4 – Adapter le travail à l’homme,

Dans la lignée du point N°4, il faut adapter le travail à l’homme et non l’inverse. L’homme ne doit pas compenser sa façon de travailler pour éviter l’accident.

5 – Tenir compte de l’évolution de la technique

Adapter les techniques de prévention à l’évolution technique. Il est nécessaire de se tenir informé d’une part par les remontées des salariés et d’autre part par de nouvelles offres de préventions qui peuvent être proposées par des prestataires de service en solutions matérielles tel les EPI ou immatérielles comme de nouvelles applications mobiles ou web

6 – Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou moins

Idem point N° 5. Toujours se tenir informé en vu d’améliorer les conditions de travail des salariés. Par exemple, préférer des ciseaux à bouts ronds plutôt que pointus, quand c’est possible. Ou encore, remplacer l’eau de javel par du bicarbonate de soude associé à du vinaigre blanc.

7 – Planifier la prévention

Pour planifier la prévention il est nécessaire d’intégrer de façon cohérente, la technique, les conditions de travail, le climat social.

8 – Associer les mesures de protections collectives à celles de protections individuelles

Les mesures de protection collectives sont réputées être aussi efficaces que celles des protections individuelles. D’abord étudier toutes les protections collectives envisageables, ensuite, proposer des mesures de protection individuelles.

9 – Donner les instructions appropriées aux travailleurs

Donner les instructions appropriées aux travailleur est le principe fondamental de toute prévention des risques professionnels efficace. Donner toutes les instructions, les modes opératoires, les procédures aux employés au préalable semble évident, mais pour autant les uns et les autres n’ont pas forcement la même vision des choses notamment la notion de dangers. Donc l’employeur devra s’assurer que chaque employés aura non seulement bien compris ce qui leur a été dit, mais aussi que la mise en application soit bien intégrée dans la tenu du poste. Certaines solutions web proposent dans leurs fonctionnalité cette possibilité en proposant des fiches de postes intégrant la sécurité.

Publié le Catégories Prévention des risques

Choisir son gel hydroalcoolique

Gels et solutions hydroalcooliques, quels sont les recommandations ?

Les gels et solutions hydroalcooliques pour l’hygiène des mains sont des produits de désinfection conçus pour éliminer les bactéries ou les virus d’une peau saine. Ce sont des produits biocides et doivent donc être conformes à la réglementation européenne concernant ces produits. L’Anses est chargée d’évaluer et d’autoriser la mise sur le marché de ces produits. Après une utilisation à grande échelle face à l’épidémie de Covid-19, l’AIEA a émis un avis sur les normes d’efficacité des désinfectants hydroalcooliques. Quelles caractéristiques doivent-ils posséder pour être efficaces contre les virus ou les bactéries? Sont-ils un substitut au lavage des mains? Comment les conserver?

Lire la suite
Publié le Catégories Prévention des risquesMots-clés , ,

Le covid-19 et la prévention des risques professionnels

Le covid-19 doit-il être considéré comme un risque professionnel ?

Quand la justice s’en mêle

Le covid-19 doit-être considéré comme un risque professionnel, car l’on peut le contracter dans l’enceinte de l’entreprise.

Les récents cas de mise en demeure par la justice, de mieux évaluer les risques professionnels, en sont l’illustration et particulièrement le cas Amazon

Mettre en place des préventions adaptées

Il convient donc de mettre en place une prévention adaptée à chaque situation de travail. Le simple fait d’aller au travail peut rendre malade par contagion. Le covid-19 est dangereux et le restera tant qu’il n’aura pas été totalement éradiqué. Le risque d’être contaminé par le virus dans l’entreprise est très élevé. La notion de risque renvoi à la proximité du danger. Si vous êtes éloigné de vos collègues, vous êtes moins exposé.

Donc le risque d’être malade, voir même, de perdre la vie au travail est réel. Le covid-19 est bien un risque professionnel et doit faire l’objet d’une évaluation et la mise en place d’un plan d’action.

Comment évaluer le risque covid-19 ?

C’est très simple. Il suffit d’avoir la bonne solution en ligne pour le faire en quelque clics. La capture d’écran ci-après met en évidence la rapidité et la simplicité d’une cotation du risque en quatre dimensions.

Cotation du risque covid en 4 dimensions pour PME

Estimation du facteur de risque covid pour les TPE

Il suffit de positionner le ou les curseurs sur la ligne du paramètre à estimer

Une fois la cotation obtnue, il faut traiter le risque covid-19 en y ajoutant les préventions appropriées en fonction des situations rencontrées dans les unités de travail de l’entreprise. Elles seront générées et inscrites automatiquement dans le document unique.

Choisissez votre métier

Evaluer le risque covid-19 en quelque clics seulement

Pour se faire nous avons intégré le risque covid dans toutes nos bases de données métiers. Ouvrez un compte, puis choisissez le facteur de risque coronavirus covid-19. Adossez la prévention correspondante proposée. C’est fait.

Qui s’occupe d’évaluer le risque covid-19 ?

C’est le préventeur. Le préventeur est une personne physique en charge de la sécurité dans l’entreprise. Pour les plus petites, c’est souvent le chef d’entreprise lui même qui occupe ce rôle, du fait de son obligation juridique. Pour les plus grandes, c’est un salarié qui évalue le risque coronavirus. Il agit par délégation, à temps plein ou partiel, pour cette activité.

Aller dans chaque service

Evaluer le risque covid_19 fait partie de l’animation de la sécurité de l’entreprise. Il faut aller dans tous les services, pour obtenir des informations sur les conditions de travail en général, et celle de la lute contre le coranavirus en particulier.

A ce titre, comme tout manager, le préventeur, met en œuvre sa politique en rapport avec les objectifs de réductions des risques professionnels, défini par le chef d’entreprise, dont la réduction du risque covid-19 fait partie.

On parle alors, de management des risques professionnels.

Publié le Catégories Prévention des risquesMots-clés , , , , ,

Covid-19. Masques à usage non sanitaire

Création de deux nouvelles catégories de masques

Les ministères du travail, de la santé et de l’économie, valident la création de deux nouvelles catégories de masques à usage non sanitaire. Ces masques sont utilisables comme équipement de travail de type EPI et destinés à prévenir contre les projections de gouttelettes.

Lire la suite
Publié le Catégories Prévention des risquesMots-clés , , , ,

Comment réaliser son masque

Pour compléter les gestes barrières

Pour compléter la pratique des geste barrières, la confection de son ou ses propre(s) masque(s) barrière(s) est une initiative intéressante. Moins ambitieux en terme de protection que les masques appelés FFP2, ces derniers étant réservés aux personnels soignants.

Lire la suite
Publié le Catégories Prévention des risques

Informations prévention coronavirus en entreprise

Les consignes de base

Quelques consignes de base pour aider à lutter contre le coronavirus. Tout le monde, sans exception, aucune, est concerné. Dans le cadre de la prévention des risques professionnels, il faut rappeler ces principes de préventions élémentaires aux salariés. On doit exiger que ces consignes soient appliquées sans relâche pour contenir la propagation.

Les explications en image

Lutter contre le coronavirus
Prévention contre le covid-19 en image

Pour les métiers ou il n’est pas possible de travailler à distance

Mettre des affichages partout dans les locaux

Répéter sans relâche et instaurer des règles strictes.

  • Pas de bises
  • Pas d’éternuement sans de protection (minimum dans la manche)
  • Aucune poignée de mains avec les collègues.
  • Aucune poignée de mains avec les clients ou les fournisseurs
  • Ne tolérer aucun rapprochement à moins d’un mettre de son collègue ou du client.

Mettre à disposition tout le matériel nécessaire à la protection des salariés à l’intérieur ou l’extérieur (véhicules de services) de l’entreprise

Informer les clients, les fournisseurs de l’entreprise des nouvelles pratiques de courtoisies et de relations commerciales en rapport avec la luttes contre le covid-19

Instaurer des courtes sessions d’informations groupées par service. Nomer un animateur qui s’exprimera à voix haute et déterminée.

Rappeler à l’ordre celui qui ne se protège pas, qui ne respecte pas les consignes. Envisager des sanctions en cas de récidive (expulsion pour mise en danger de ses collègues, avertissement…)

Exemples de solutions proposées

Le cas de la grande distribution

La grande distribution à mis à disposition de ces magasins de nombreuses consignes de sécurité, lié à la protection contre le coronavirus.

Un guide téléchargeable

La FCD à mis en ligne le guide des bonnes pratiques applicable pour l’ensemble de la profession. Ce guide, est composé de 14 fiches téléchargeables, à destination soit des employés, soit des clients.

Exemple de la fiche « caddies »

Cette fiche est à destination des clients pour les informer qu’après chaque utilisation, les caddies et les paniers sont nettoyés avant d’être remis en service

Contacts en fonctions des situations

SituationsNuméro à contacter
Information générale sur le coronavirus, appelé aussi covid-19Numéro vert du gouvernement Français : 0 800 130 000
Toux sèche, fièvre ou sensation de fièvre, suspicion de Covid-19 sans urgence médicale Contactez un médecin
Détresse respiratoire / Urgence médicaleSamu 15 (114 pour personnes déficientes auditives ou vocales)

Entreprises recevant du public autorisées d’ouverture

Prestataires et commerces détails et professionnels

44 prestataires fournisseurs du grand public ou des professionnels ont l’autorisation de rester ouverts. Arrêté du 15 mars 2020 complétant l’arrêté du 14 mars 2020. Portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du coronavirus. Arrêté paru au journal officiel le lundi 16 mars 2020

Liste des 44 prestataires et commerces

  • Activités des agences de placement de main-d’œuvre
  • Activités des agences de travail temporaire
  • Activités financières et d’assurance
  • Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé
  • Blanchisserie-teinturerie de gros et de détail
  • Commerce d’alimentation générale
  • Commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés
  • Commerce de détail d’aliments et fournitures pour les animaux de compagnie
  • Commerce de détail d’articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de boissons en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de carburants en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de matériaux de construction quincaillerie peintures et verres en magasins spécialisés
  • Commerce de détail de matériels de télécommunication en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de pain pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de poissons crustacés et mollusques en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de produits surgelés
  • Commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé
  • Commerce de détail d’équipements de l’information et de la communication en magasin spécialisé
  • Commerce de détail d’ordinateurs d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé
  • Commerce d’équipements automobiles
  • Commerce et réparation de motocycles et cycles
  • Distributions alimentaires assurées par des associations caritatives
  • Entretien et réparation de véhicules automobiles de véhicules engins et matériels agricoles
  • Fourniture nécessaire aux exploitations agricoles
  • Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée lorsqu’il constitue pour les personnes qui y vivent un domicile régulier
  • Hôtels et hébergement similaire
  • Hypermarchés
  • Location et location-bail d’autres machines équipements et biens
  • Location et location-bail de machines et équipements agricoles
  • Location et location-bail de machines et équipements pour la construction
  • Magasins multi-commerces
  • Réparation d’équipements de communication
  • Réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication
  • Réparation d’ordinateurs et d’équipements périphériques
  • Services funéraires
  • Supérettes
  • Supermarchés
  • Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs lorsqu’ils constituent pour les personnes qui y vivent un domicile régulier
  • Vente par automates et autres commerces de détail hors magasin éventaires ou marchés n.c.a.

Publié le Catégories Prévention des risquesMots-clés ,

Comment évaluer les risques psychosociaux en entreprise

Evaluer les risques psychosociaux

Evaluer les risques psychosociaux permet d’appréhender les ressentis des salariés sur leurs conditions de travail. C’est une première approche pour travailler sur la qualité de vie au travail (QVT).

Basé sur un questionnaire, les questions posées sont déterminantes pour le reflet de la situation le plus juste. Le protocole d’accès, à ce questionnaire tant pour le salarié que le responsable de la campagne, doit être le plus simple possible.

Les résultats de l’évaluation pourront être adossés au document unique de prévention des risques professionnels, conformément au code du travail et des principes généraux de prévention, dont le harcèlement moral.

30 Secondes pour savoir ce que nous faisons

Sommaire

Quatre grandes familles de risques psychosociaux

Il existe quatre grandes familles de risques psychosociaux.

  • Le stress (appréhension et/ou surcroit de tâches dans un temps court)
  • Le harcèlement (acte de déstabilisation psychique, le plus souvent par sa hiérarchie, parfois par ses pairs)
  • Le mobbing (terrorisme organisationnel)
  • Le burn-out (activité professionnelle excessive sur un temps long. représente < 20% des arrêts de maladie)

L’urgence de la prévention

Il va sans dire qu’il est urgent de mettre en place les préventions appropriées à ces 4 familles de RPS, au regard des nombreux arrêts de maladie. Encore convient-il de pouvoir les mesurer, les évaluer.

Evaluer les risques psychosociaux en entreprise

L’évaluation des risques psychosociaux (RPS) n’est pas comme celle des risques professionnels. Elle ne répond pas aux mêmes critères que les accidents ou les maladies professionnelles. Elle est essentiellement fondée sur les informations fournies par les personnels issues d’un questionnaire.

Obtenir une photographie

La somme des réponses collectées, permet d’obtenir une photographie du ressenti global des relations humaines entre collègues, collaborateurs et décideurs. Il se dégage une tendance que l’on peut apprécier au travers d’histogrammes ou autres graphiques. L’information obtenue, bien qu’imparfaite, résonne comme une sorte d’alerte plus ou moins forte aux oreilles du management. Il convient de s’en préoccuper pour l’intérêt individuel et collectif de l’entreprise.

Pourquoi évaluer les risques psychosociaux?

Evaluer les risques psychosociaux sert à :

  • Déterminer des souffrances individuelles ou collectives pour la santé de chacun
  • Détecter des dysfonctionnements dans l’organisation et donc améliorer la productivité
  • Améliorer le climat social et la responsabilité sociétale des entreprises ou groupements d’entreprises

Comment faire ?

Il faut permettre à tous les salariés d’une structure, petite ou grande, d’avoir accès à un questionnaire. Il doit répondre aux critères de neutralité et être applicable dans tous les secteurs. La collecte, le traitement et la restitution des données, doivent être réalisés par un tiers neutre.

Le questionnaire COPSOQ

La simplicité du questionnaire

Il existe de nombreuses études ou rapports relatant le traitement des données utilisées pour les questionnaires des RPS. Concernant l’évaluation, quelques outils sont utilisés en Europe et font consensus auprès de la communauté scientifique, spécialiste de ces questions. C’est ce qui a prévalu dans notre choix, pour proposer à nos abonnés, une base de données fiable et validée scientifiquement.

Le questionnaire COPSOQ (Copenhagen Psychosocial Questionnaire). Il a été développé par l’institut national de santé au travail du Danemark. Il nous est apparu comme étant le plus approprié.

Pourquoi le COPSOQ ?

Le COPSOQ est un questionnaire dont les domaines examinent les exigences quantitatives, cognitives et émotionnelles au travail. Quatre aspects ont retenu notre attention.

  • Le premier, c’est la terminologie et la classification des domaines et des échelles pour une compréhension identique de tous les salariés quels que soient le secteur et le pays d’origine
  • Le deuxième, c’est la validation scientifique des données par une équipe de chercheurs français. Ces derniers ont publié leurs travaux dans un rapport qui nous a conforté dans notre exigence de fiabilité des données
  • Le troisième, est l’existence d’une version courte du questionnaire et facilement utilisable par les entreprises
  • Le quatrième, c’est l’universalité européenne et donc utilisable par toutes les entreprises de la communauté

Détection des risques et biais

Les domaines scrutés par le questionnaire doivent permettre aux salariés de se projeter dans leurs univers professionnel.

Les ressentis des salariés doivent être neutres vis à vis des situations de travail, de façon à éviter les biais.

Prenons par exemple un salarié d’une TPE familiale et l’autre, d’une PME de plusieurs centaines de salariés, détenus par des actionnaires. L’un est en prise directe quotidienne avec le chef d’entreprise détenteur du capital. L’autre pas du tout et presque anonyme pour les décideurs.

La détection des risques psychosociaux, dans les deux cas, sera biaisée. Mais pas pour les mêmes raisons.

L’état agentique du salarié

Les niveaux d’auto appréciation du vécu professionnel ne seront pas les mêmes du fait de proximité avec la hiérarchie. C’est que l’on appelle l’état agentique du salarié défini par Stanley Milgram.

Le salarié obéit, délègue sa responsabilité à l’autorité et ne fait pas preuve d’initiative. Il est cantonné uniquement à l’exécution exclusive des tâches qu’on lui demande. Le cas le plus extrême étant défini par le taylorisme, accessoirement le fordisme

De ce fait, la détection des RPS dans les TPE est biaisée. On imagine difficilement un salarié évoquer directement une charge de travail trop élevée et sans reconnaissance ouvertement à son patron.

En comparaison, l’on voit bien que le salarié de l’ETI du fait de son quasi anonymat ne pourra lui aussi exprimer ses ressentis directement auprès des décideurs, sans passer par les filtres hiérarchiques (ce qui est compréhensible d’ailleurs) qui eux sont aussi une sorte de biais

Les deux situation précédentes, montre bien la nécessité de permettre à tous les salariés travaillant dans une entreprise de pouvoir s’exprimer librement dans un environnement préservant l’anonymat. Ces dispositions sont un préalable à toute évaluation des RPS, qu’elle s’inscrive dans la connaissance du niveau de risque existant ou lors d’une utilisation plus spécifique du questionnaire lors d’entretien individuel annuel de management, par exemple.

Quelle prévention, pour quel risque?

Checklist des RPS

On n’imagine pas un préventeur interne – aussi brillant soit il – proposer des préventions visant à limiter la fréquence et la gravité d’une organisation du travail.

Cette approche n’a aucun sens pour choisir une prévention de RPS. Il faut donc construire une démarche de prévention basée sur une classification des risques à traiter.

Ci-après les 3 grandes familles de prévention.

  • La prévention dite « Primaire » pour prévenir, qui consiste à combattre le risque à la source. Ces préventions – nécessairement collectives – font appel à l’expérience des organisations et du management. Elles ne sont donc pas exploitables par le premier venu.
  • La prévention dite « Secondaire », pour protéger, face à une situation connue en vue de réduire les conséquences sur les personnes. L’amélioration de l’organisation interne et les formations juridiques, managériales, de gestion du stress ou autres thérapies cognitives, sont des solutions à ce type de prévention.
  • Enfin, la prévention dite « Tertiaire » pour réparer, afin de gérer l’impact négatif des RPS sur les individus. Elle nécessite, pour des personnels en souffrance, un traitement adapté et urgent relevant de la médecine du travail ou de spécialiste des questions de thérapie cognitive.

La cotation du risque psychosocial

Estimer le risque

La cotation du risque psychosocial doit être dissociée de celle des risques d’accidents ou de maladies professionnelles.

L’évaluation des RPS sera réalisée dans un questionnaire séparé. Les résultats de l’évaluation permettront de générer des préventions appropriées à chaque individu dans une situation de travail connue.

Exemple : la prévention face au risque de stress occasionné lors de la conduite d’un poids lourd de transport d’animaux vivants sera différente de celle d’un agent de centre d’appel émettant des appels sortants pour vendre une prestation.

Pour plus d’informations, nous contacter