CaptainRisk

Document Unique d'évaluation des risques professionnels

DUERP

DUERP camping : comment évaluer les risques professionnels avant la saison ?

La gestion d’un camping ou d’un hébergement de plein air implique de nombreuses activités différentes : accueil des clients, entretien des sanitaires, gestion des déchets, restauration, supérette, espaces de loisirs, piscine à toboggans, spa, circulation sur le site, interventions techniques, animations nocturnes ou encore encadrement de personnel saisonnier.

Ces activités peuvent exposer les salariés à des risques variés : chutes, manutention, produits d’entretien, fatigue, stress, contact avec le public, utilisation de matériel ou encore risques liés aux conditions climatiques.

Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels, ou DUERP, permet d’identifier ces risques, de les évaluer et de prévoir des actions de prévention adaptées à l’organisation réelle du camping.

1. Pourquoi un camping est concerné par le DUERP ?

Comme toute entreprise employant au moins un salarié, un camping est concerné par l’évaluation des risques professionnels.

Cela concerne les salariés permanents, mais aussi les saisonniers, extras, contrats courts, personnels polyvalents, sans oublier les stagiaires. Dans un camping, l’organisation peut évoluer fortement selon les périodes de l’année, notamment pendant la saison touristique.

Le DUERP permet donc de structurer la démarche de prévention et de garder une trace des risques identifiés dans l’établissement.

Il ne s’agit pas seulement d’un document administratif. Bien utilisé, le DUERP devient un outil pratique pour mieux organiser la sécurité au travail, anticiper les situations à risque et sensibiliser les équipes.

2. Comment découper un camping en unités de travail ?

Pour construire un DUERP utile, il est important de découper l’activité en unités de travail. Cela permet d’analyser les risques zone par zone, ou activité par activité.

Dans CaptainRisk, un camping peut être structuré autour de plusieurs unités de travail, par exemple :

  • l’enceinte générale du camping ;
  • la zone d’accueil et les locaux administratifs ;
  • les blocs sanitaires ;
  • le local poubelles ;
  • l’espace restauration ;
  • la supérette ;
  • les espaces de loisirs et de distractions ;
  • les espaces thalasso et spa.

Ce découpage aide à éviter les oublis. Chaque zone du camping présente ses propres situations de travail et ses propres facteurs de risques.

3. L’enceinte générale du camping

L’enceinte générale du camping regroupe les espaces de circulation, les allées, les zones extérieures, les emplacements, les accès, les parkings et les espaces communs.

Les risques peuvent concerner :

  • la circulation des véhicules ;
  • les déplacements des salariés et des clients ;
  • les chutes de plain-pied ;
  • les intempéries ;
  • l’éclairage insuffisant ;
  • les interventions d’entretien ;
  • la coactivité avec les clients, fournisseurs ou prestataires.

Des actions de prévention peuvent être mises en place, comme l’entretien régulier des allées, la signalisation, la limitation de vitesse, l’éclairage adapté ou encore l’organisation claire des zones de circulation.

4. La zone d’accueil et les locaux administratifs

La réception et les locaux administratifs sont souvent au cœur de l’activité du camping. Les salariés y assurent l’accueil des clients, les réservations, les encaissements, les appels téléphoniques et la gestion administrative.

Les risques peuvent concerner :

  • le travail prolongé sur écran ;
  • les postures assises ;
  • le stress en période d’affluence ;
  • les tensions avec certains clients ;
  • la charge mentale ;
  • les gestes répétitifs ;
  • l’ergonomie du poste de travail.

La prévention peut passer par l’aménagement du poste, l’organisation des horaires, la gestion des pics d’activité, la formation à l’accueil du public ou encore la mise en place de procédures claires.

5. Les blocs sanitaires

Les blocs sanitaires nécessitent des interventions régulières de nettoyage et de contrôle. Ils peuvent présenter des risques spécifiques en raison de l’humidité, des produits utilisés dont le risques chimique et du passage fréquent des usagers.

Les risques peuvent concerner :

  • les glissades ;
  • l’utilisation de produits d’entretien ;
  • les gestes répétitifs ;
  • les postures contraignantes ;
  • la manutention de matériel ;
  • le contact avec des surfaces souillées ;
  • les risques biologiques ou d’hygiène.

Les actions de prévention peuvent inclure le port d’équipements de protection, la formation à l’utilisation des produits, le stockage sécurisé des produits chimiques, la ventilation des locaux et l’organisation des tournées de nettoyage.

6. Le local poubelles

Le local poubelles est une zone souvent oubliée dans l’évaluation des risques, alors qu’elle peut exposer les salariés à plusieurs dangers.

Les risques peuvent concerner :

  • la manutention des sacs ou bacs ;
  • les coupures ;
  • les odeurs ;
  • les déchets souillés ;
  • les nuisibles ;
  • les glissades ;
  • les postures contraignantes ;
  • les risques liés à l’hygiène.

La prévention peut passer par des consignes de tri, des équipements adaptés, des gants, un nettoyage régulier pour limiter le risque biologique, une bonne organisation du local et une limitation des manutentions inutiles.

7. L’espace restauration

Lorsqu’un camping dispose d’un snack, d’un bar ou d’un espace restauration, les risques se rapprochent de ceux rencontrés dans les métiers de la restauration.

Les risques peuvent concerner :

  • les brûlures ;
  • les coupures ;
  • les sols glissants ;
  • la manutention ;
  • les équipements de cuisson ;
  • les rythmes soutenus ;
  • le stress pendant les périodes de forte affluence ;
  • les horaires décalés.

Des actions de prévention peuvent être mises en place : formation des salariés, rangement des zones de travail, port de chaussures adaptées, procédures de nettoyage, entretien du matériel et organisation des flux.

8. La supérette

La supérette d’un camping peut exposer les salariés à des risques liés à la vente, à la mise en rayon et au stockage.

Les risques peuvent concerner :

  • la manutention de cartons ;
  • les postures répétées ;
  • les chutes d’objets ;
  • les déplacements dans les réserves ;
  • l’accueil client ;
  • les encaissements ;
  • le stress en période d’affluence.

La prévention peut inclure l’organisation du stockage, l’utilisation de matériel d’aide à la manutention, la formation des saisonniers et l’aménagement des espaces de circulation.

9. Les espaces de loisirs et de distractions

Les espaces de loisirs et de distractions peuvent comprendre les aires de jeux, terrains de sport, animations, salles d’activité ou équipements collectifs.

Les risques peuvent concerner :

  • les chutes ;
  • l’utilisation d’équipements ;
  • la surveillance du public ;
  • les interactions avec les enfants ou les familles ;
  • les déplacements ;
  • le bruit ;
  • la gestion des conflits ou incivilités.

La prévention repose notamment sur la vérification régulière des équipements, la signalisation, les consignes d’utilisation, la formation des salariés et l’organisation des activités.

10. Les espaces thalasso et spa

Certains campings disposent d’espaces bien-être, spa, thalasso, sauna, hammam ou zones aquatiques. Ces espaces présentent des risques particuliers liés à l’humidité, à la chaleur, à l’hygiène et à l’accueil des usagers.

Les risques peuvent concerner :

  • les glissades ;
  • les brûlures ou inconfort liés à la chaleur ;
  • les produits de traitement ;
  • l’humidité ;
  • l’hygiène ;
  • la surveillance des installations ;
  • l’entretien technique ;
  • le contact avec le public.

La prévention peut inclure l’entretien régulier des installations, les consignes d’hygiène, la signalisation des sols glissants, le stockage sécurisé des produits et la formation des salariés concernés.

11. Les saisonniers : un point de vigilance important

Les campings emploient souvent des saisonniers, parfois pour une courte durée. Ces salariés doivent rapidement comprendre leur poste, les consignes de sécurité, les risques liés à leurs missions et les procédures internes.

Il est donc utile de prévoir :

  • un accueil sécurité ;
  • une présentation des consignes ;
  • une formation aux produits ou équipements utilisés ;
  • une explication des procédures d’urgence ;
  • une identification claire des responsables ;
  • une traçabilité des informations transmises.

L’objectif est que chaque salarié, même présent pour une courte période, puisse travailler dans de bonnes conditions.

12. Quand mettre à jour le DUERP d’un camping ?

Le DUERP d’un camping doit être mis à jour lorsque l’organisation évolue ou lorsqu’un changement peut modifier les risques.

Par exemple :

  • avant le début de la saison ;
  • lors de l’arrivée de nouveaux salariés ou saisonniers ;
  • après un accident ou un presque-accident ;
  • lors de l’ajout d’un nouvel équipement ;
  • en cas de création d’une nouvelle activité ;
  • après des travaux ;
  • lors d’un changement d’organisation ;
  • en cas de nouvelle zone ouverte au public.

Pour un camping, la période avant saison est un bon moment pour vérifier les unités de travail, les risques et les actions de prévention prévues.

13. Comment CaptainRisk aide les campings à construire leur DUERP ?

CaptainRisk est un outil en ligne qui aide les entreprises à créer et mettre à jour leur Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels.

Pour un camping, l’outil permet de structurer l’évaluation autour des unités de travail adaptées, comme l’enceinte générale, l’accueil, les blocs sanitaires, la restauration, la supérette, les espaces de loisirs ou les espaces thalasso et spa.

L’utilisateur peut avancer étape par étape, identifier les situations de travail, évaluer les risques, renseigner les actions de prévention et suivre les mises à jour.

Cette méthode permet d’obtenir un DUERP plus clair, plus structuré et plus proche de la réalité du terrain.

Conclusion

Dans un camping, les risques professionnels sont nombreux et très différents selon les zones : accueil, sanitaires, restauration, supérette, loisirs, spa, local poubelles ou espaces extérieurs.

Le DUERP permet de structurer cette analyse et de mettre en place des actions de prévention adaptées.

Avec CaptainRisk, les campings peuvent construire leur Document Unique en ligne, étape par étape, en s’appuyant sur des unités de travail adaptées à leur activité.

Vous gérez un camping ou un hébergement de plein air ?

Avec CaptainRisk, créez ou mettez à jour votre DUERP en ligne, simplement et étape par étape.

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