DUERP obligatoire : une entreprise est-elle concernée dès le premier salarié ?
Beaucoup de dirigeants de petites entreprises se demandent si le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels concerne uniquement les grandes structures.
La réponse est simple : dès lors qu’une entreprise emploie au moins un salarié, elle doit évaluer les risques professionnels auxquels ce salarié peut être exposé.
Le DUERP obligatoire ne concerne donc pas seulement les grandes entreprises. Les TPE, PME, commerces, exploitations agricoles, artisans, restaurants, campings, garages ou petites associations employeuses peuvent donc aussi devoir réaliser un DUERP.
L’entreprise doit également prendre en compte les stagiaires, apprentis, alternants, saisonniers ou contrats courts lorsqu’ils participent à son activité et peuvent être exposés aux situations de travail.
À quoi sert le DUERP ?
Le DUERP permet d’identifier les risques professionnels présents dans l’entreprise.
Il ne s’agit pas seulement de faire un document pour répondre à une obligation. L’objectif est de mieux comprendre les situations de travail et de prévoir des actions de prévention adaptées.
Le DUERP peut notamment aider à repérer :
- les risques de chute ;
- les risques liés à la manutention ;
- les risques chimiques ;
- les risques liés aux machines ;
- les risques liés aux déplacements ;
- les risques psychosociaux ;
- les risques liés au bruit ;
- les risques liés aux postures ;
- les risques liés à l’organisation du travail.
Un DUERP bien construit permet donc de passer d’une obligation administrative à un véritable outil de prévention.
Les petites entreprises sont-elles concernées ?
Oui, les petites entreprises sont aussi concernées.
Une entreprise avec un seul salarié peut avoir des risques professionnels à évaluer. Cela peut être un commerce avec un vendeur, un artisan avec un apprenti, une exploitation agricole avec un salarié saisonnier, un restaurant avec un serveur, ou une entreprise de services avec un salarié administratif.
La taille de l’entreprise ne supprime pas le besoin d’évaluer les risques.
Au contraire, dans une petite structure, les salariés sont souvent polyvalents. Ils peuvent réaliser plusieurs tâches différentes dans la même journée, ce qui rend l’analyse des risques encore plus importante.
Par exemple, dans une petite entreprise, une même personne peut accueillir les clients, porter des charges, utiliser du matériel, se déplacer, nettoyer les locaux ou gérer des périodes de forte activité. Chaque situation peut présenter des risques différents.
Les stagiaires doivent-ils être pris en compte dans le DUERP ?
L’entreprise doit prendre en compte les stagiaires lorsqu’ils participent à son activité et peuvent être exposés à des risques professionnels.
Même présent seulement quelques semaines, un stagiaire peut rencontrer les mêmes situations de travail que les autres personnes de l’entreprise : déplacements dans les locaux, utilisation de matériel, manutention, contact avec le public, travail en extérieur, exposition au bruit, aux produits ou aux contraintes d’organisation.
L’entreprise doit donc préparer son accueil. Elle doit identifier les tâches qui lui seront confiées, repérer les risques éventuels et lui transmettre les consignes de prévention adaptées.
Dans une petite structure, cette étape est parfois oubliée. Pourtant, un stagiaire découvre souvent le métier, l’environnement de travail et les règles de sécurité. Il peut donc être plus vulnérable face à certains risques.
Les saisonniers et contrats courts doivent-ils être pris en compte ?
Oui, les saisonniers, extras, apprentis, alternants ou contrats courts doivent aussi être pris en compte dans la démarche de prévention.
Dans certains secteurs, l’activité varie beaucoup selon les périodes.
C’est le cas par exemple dans l’agriculture, la restauration, les campings, l’artisanat ou le commerce saisonnier.
Pendant les périodes de forte activité, les risques peuvent augmenter.
Le rythme de travail est plus soutenu. La fatigue peut être plus importante. Les horaires peuvent être élargis. De nouveaux salariés doivent parfois être formés rapidement.
Les gestes répétitifs, la circulation dans les locaux ou l’utilisation du matériel peuvent aussi devenir plus fréquents.
Le DUERP doit donc refléter les situations réelles de travail.
Il doit aussi prendre en compte les personnes présentes seulement quelques semaines ou quelques mois.
Le DUERP doit-il être adapté au métier ?
Un DUERP utile doit être adapté à l’activité réelle de l’entreprise.
Un garage automobile n’a pas les mêmes risques qu’un restaurant. Une exploitation agricole n’a pas les mêmes situations de travail qu’un commerce ou qu’un camping. Une entreprise de bureaux n’a pas les mêmes contraintes qu’un atelier ou qu’un chantier.
C’est pour cela qu’il est important de raisonner par unités de travail, par situations concrètes et par facteurs de risques.
Le document doit être compréhensible, structuré et utilisable. Il ne doit pas être une simple liste générale de risques copiée-collée. Il doit correspondre à ce qui se passe réellement dans l’entreprise.
Exemples de risques dans les petites entreprises
Dans un commerce, les risques peuvent concerner la mise en rayon, la manutention, les chutes, les encaissements, le contact client ou les périodes d’affluence.
Pour un restaurant, les risques peuvent concerner les brûlures, les coupures, les sols glissants, le stress, les horaires décalés, le port de charges ou le travail en cuisine.
Dans une exploitation agricole, les risques peuvent concerner les machines, les animaux, les produits, les manutentions, les déplacements, les travaux extérieurs ou les périodes saisonnières.
Pour un garage, les risques peuvent concerner les outils, les véhicules, les produits chimiques, les postures, le bruit ou les manutentions.
Dans un bureau, les risques peuvent concerner le travail sur écran, les postures, la charge mentale, l’organisation du travail ou les déplacements professionnels.
Chaque entreprise doit donc analyser ses propres situations.
Pourquoi mettre à jour son DUERP ?
Le DUERP ne doit pas être figé.
Il doit évoluer lorsque l’entreprise change : nouvelle activité, nouvel équipement, nouvelle organisation, accident, presque-accident, arrivée de nouveaux salariés, accueil de stagiaires ou période saisonnière particulière.
Une mise à jour régulière permet de garder un document utile et cohérent avec la réalité du terrain.
Par exemple, si une entreprise achète une nouvelle machine, modifie ses horaires, recrute un apprenti, accueille un stagiaire ou développe une nouvelle activité, il peut être nécessaire de revoir l’évaluation des risques.
Le DUERP doit rester un document vivant, au service de la prévention.
Comment CaptainRisk peut aider ?
CaptainRisk accompagne les entreprises dans la création et la mise à jour de leur Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels.
L’outil permet d’avancer étape par étape, en sélectionnant les unités de travail, les situations de travail, les facteurs de risques et les actions de prévention.
L’objectif est de simplifier la démarche pour les petites structures, sans partir d’une page blanche.
CaptainRisk aide les TPE, PME, artisans, agriculteurs, commerçants, restaurateurs, campings ou petites associations à structurer leur DUERP de manière plus simple, plus claire et plus adaptée à leur activité.
Conclusion
Le DUERP obligatoire concerne aussi les petites entreprises dès lors qu’elles emploient au moins un salarié.
Il permet d’identifier les risques professionnels, de structurer la prévention et de suivre les actions à mettre en place.
Les stagiaires, apprentis, alternants, saisonniers et contrats courts doivent également être pris en compte lorsqu’ils sont exposés aux situations de travail de l’entreprise.
Avec CaptainRisk, les TPE, PME, artisans, agriculteurs, commerçants ou restaurateurs peuvent créer et mettre à jour leur DUERP en ligne plus simplement.
Vous avez au moins un salarié, un apprenti, un saisonnier ou vous accueillez des stagiaires ? Créez ou mettez à jour votre DUERP avec CaptainRisk : https://captainrisk.eu/
