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Evaluer un risque dans une TPE

Comment évaluer un risque professionnel dans une TPE ? 

La cotation d’un risque professionnel

Pour évaluer un risque dans une très petite entreprise (TPE), nous n’avons pas intégré la fréquence, ni la gravité pour évaluer un risque.

Certains experts de la sécurité diront que c’est approche biaisée de l’évaluation, mais nous l’assumons. 

L’estimation d’un  risque professionnel dans les TPE, doit être facile à réaliser afin d’élaborer le Document Unique. Nous préférons parler de niveaux de gestion du risque plutôt que de cotation du risque. Explications.

La méthode Kinney

La cotation d’un risque repose sur les valeurs de criticité issue de l’appréciation de la gravité et de la fréquence, voir la probabilité de survenue, si l’on se réfère à la fameuse méthode Kinney

Sans remettre en cause ces valeurs, nous considérons que leurs appréciations relèvent de la perception plutôt que d’une valeur quantifiée.

L’étude de Malchaire et Kooq

Prenons un exemple :

Une trappe ouverte dans une zone de stockage est un danger et devient un risque lorsque les salariés s’en approchent. Comment déterminer la fréquence ? Un salarié passe 3 fois par jour sachant qu’un de ses collègues, lui, ne passe qu’une fois par mois. Il y a bien un source d’erreur dans la quantification de cette donnée.

Certes la valeur n’est pas discutable mais elle est variable en fonction de trois critères :

  1. Les différents protagonistes exposés à ce danger
  2. La temporalité de cette exposition
  3. La personne en charge de la cotation

Les points 1 et 2 sont factuels, les valeurs du points 3 peuvent varier d’un préventeur à l’autre en fonction de sa sensibilité, son expérience et son approche scientifique.

A ce sujet l’étude de Malchaire_Koop de l’université de Louvain montre à quel point les différences d’appréciations entre préventeurs sont considérables

Le niveau de gestion du risque

Le suivi de la prévention en cours avant son archivage

Nous avons donc raisonné de manière inverse pour établir une hiérarchie dans l’appréciation du risque

Dans le cas qui nous occupe, le risque, c’est la chute de hauteur dont l’ouverture de la trappe peut être la cause.

La prévention correspondante est de mettre en place un système de protection pour éviter au salarié de passer par la trappe lors de ses actions de stockage.

Elle est à traiter rapidement dans tous les cas. Le plan d’action correspondant portera sur les moyens à mettre en œuvre dans un délai le plus court possible.

Une date butoir sera fixée afin de classifier le risque comme n’existant plus en vue de l’archivage.

En d’autres termes, quelle que soit la fréquence, il faut sécuriser le trou laissé par l’absence de couvercle de trappe ou son dysfonctionnement.

L’exemple du touret à meuler

Risque de projection de limailles de fer*

Quel  risque nous vient à l’esprit dès que l’on parle de l’utilisation de touret à meuler?

La projection de résidus métalliques et de poussières de meule dans les yeux.

Dans tous les cas, on fait porter des lunettes de protection aux salariés.

L’objectif c’est d’éviter un dommage corporel de type lésion oculaire. Quel que soit la criticité (fréquence et gravité) lors de l’affutage.

Pour conclure, les valeurs d’occurrences ou d’estimations de la gravité pour l’évaluation des risques professionnels dans une TPE complexifient la démarche pour ce type d’entreprise. Il est préférable de parler de niveau de gestion de risque ce qui revient à prioriser la mise en œuvre du plan d’action de prévention.

* Source: le coin des bricoleurs

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CaptainRisk - IPRP -

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